Le psychotherapeute

Pourquoi consulter...un psychologue ?

En général, les patients savent très bien pourquoi ils consultent.

Tel patient a conscience qu’il ne peut s’empêcher de reproduire un schéma lui posant problème, ou qu’il subit involontairement des situations répétitivement similaires.

Il a parfois le souhait qu’un professionnel du soin psychique le guide dans la modification de ces séquences, vers un peu plus de souplesse et de liberté.

Tel autre peut aussi ressentir le besoin de dépasser des évènements douloureux, d’accéder à la possibilité de vivre au mieux avec sa propre histoire.

Qu'il s'agisse d'une demande de thérapie de couple ou de psychothérapie individuelle, la présence d'un tiers extérieur à l'environnement habituel du patient peut permettre un autre regard sur la situation.

On parle parfois de psychothérapie relationnelle lorsqu'il est question de changer son mode de rapport aux autres.

Une psychothérapie de la confiance en soi viserait par ailleurs à améliorer son regard sur soi grâce à la relation tissée avec un professionnel qui ne juge pas, tentant plutôt d'aider à démêler les fils des liens qui mènent à l'estime de soi.

La question serait éventuellement de savoir qui consulter, et finalement pourquoi consulter un psychologue plutôt qu’un thérapeute d’une autre sorte.

Quelques mots sur la formation du psychologue :

Le psychologue psychothérapeute a reçu une formation en psychopathologie.

Il est donc à même de reconnaître les forces et vulnérabilités du patient, ce qui lui permet de l’accompagner vers la résolution de ses difficultés.

Le psychologue a effectué des centaines d’heures de stage pratique, la plupart du temps en institution (hôpital, école…), sous la tutelle de psychologues expérimentés qui lui ont transmis leurs pratiques dans diverses situations.

Son diplôme lui permettant de travailler par exemple en institution ou en milieu associatif, lorsqu’il travaille en équipe, le psychologue enrichit sa pratique au fil des échanges avec ses pairs.

La plupart des psychologues continuent à se former tout au long de leur carrière, selon les recommandations du code de déontologie de leur profession, collectivement, et/ou individuellement auprès d’autres psychologues.

Enfin, même si ce n’est pas en soi un gage d’efficience, de nombreux psychologues font ou ont fait un long travail sur soi (analyse) et/ ou sur leur pratique (supervision).

La consultation chez le psychologue :

La description suivante est un exemple parmi d’autres, et, excepté au sujet du secret professionnel, il peut y avoir des différences selon l’orientation théorique du psychothérapeute.

Lors de la première consultation, le ou les patients (famille, couple) sont invités à exposer les motifs de leur demande.

A l'occasion de cette première prise de contact, début de « faire connaissance », le psychologue écoute ce que le patient lui adresse à propos de sa demande.

Bien entendu, la demande peut évoluer, se préciser, ou se modifier au fil des séances.

Le psychologue, dépositaire de la parole du patient, est tenu au secret professionnel.

Ce qui se dit en séance ne peut pas être divulgué par le psychologue*.

Le thérapeute peut être amené à poser des questions, sans jugement, pour étayer sa compréhension du point de vue singulier de la personne qu’il rencontre.

Lorsque le patient a exprimé ce qu’il souhaitait, et il est libre de garder pour lui ce qu’il ne voudrait pas révéler, le psychothérapeute peut faire un point pour vérifier qu’il a bien entendu ce que la personne avait l’intention de lui transmettre.

A la fin de la première séance, le psychologue évoque éventuellement différentes pistes de travail avec le patient, sans que cela ne fige la suite de la thérapie, aucune hypothèse n’ayant valeur de vérité.

Il peut proposer une écoute bienveillante, ou une thérapie active, étant entendu que c’est au patient qu’il appartient de décider librement ce qui lui convient le mieux. Le psychologue écoute l'avis du patient.

Le discours de la personne qui consulte, et les différentes directions qu’il peut prendre au fil du temps, orientera la suite du travail thérapeutique que fera le patient, accompagné en cela par le thérapeute.

 

   * sauf cas avéré de nécessité d’assistance à personne en danger, évalué avec discernement.